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Leads et acquisition

Suivi des leads : mettre en place un CRM simple quand on est une PME au Québec

Par Nordify Marketing · Publié le · Mis à jour le

Le suivi des leads, c’est savoir, pour chaque demande reçue, d’où elle vient, qui doit la rappeler, où elle est rendue et quelle est la prochaine étape. Un CRM simple rassemble ces informations au même endroit. Pour une PME, il suffit souvent de cinq ou six étapes, d’une dizaine de champs et d’une règle claire : aucune demande ne reste sans responsable ni sans date de prochaine action. Ce suivi transforme la génération de leads en acquisition de clients.

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Qu’est-ce qu’un CRM pour une PME ?

Un CRM, ou logiciel de gestion de la relation client, est un outil où chaque demande et chaque client ont une fiche : coordonnées, provenance, échanges passés, étape actuelle et prochaine action. Pour une PME, le CRM remplace les demandes éparpillées entre la boîte de courriels, les messages Facebook, les textos et les papiers qui traînent sur le tableau de bord du camion.

Un CRM de PME n’a pas besoin d’être gros. Ce qu’on attend de lui tient en quatre fonctions :

  • recevoir les demandes automatiquement, du formulaire Facebook ou du site web ;
  • montrer où chaque demande est rendue, en un coup d’œil ;
  • rappeler à la bonne personne ce qu’elle doit faire, et quand ;
  • relier chaque vente à la publicité ou à la source qui l’a amenée.

Le reste peut attendre : un CRM qui fait bien ces quatre choses vaut mieux qu’un outil complet que personne n’ouvre.

Quand une PME a-t-elle besoin d’un CRM ?

Une PME a besoin d’un CRM dès que les demandes arrivent par plus d’un canal, que plus d’une personne les traite, ou que personne ne peut dire combien de demandes sont entrées le mois dernier et combien sont devenues des ventes. Le volume compte moins que la dispersion : quelques demandes éparpillées se perdent aussi facilement que beaucoup.

Les signes qui ne trompent pas :

  • vous retrouvez dans vos messages Facebook une demande vieille de deux semaines, jamais rappelée ;
  • deux personnes de l’équipe ont rappelé le même client, ou aucune ;
  • vous payez de la publicité sans savoir laquelle a amené vos derniers contrats ;
  • la relance dépend de la mémoire du propriétaire, et le propriétaire est sur un chantier ;
  • un employé part, et ses suivis partent avec son cellulaire.

Si un seul de ces signes vous parle, le problème n’est probablement pas le nombre de demandes. C’est leur suivi. Notre guide génération de leads ou acquisition de clients aide à voir où votre chemin se coupe.

Un fichier Excel ou Google Sheets suffit-il pour suivre ses leads ?

Un fichier Excel ou Google Sheets suffit pour commencer quand une seule personne traite peu de demandes et met le fichier à jour chaque jour. Il devient insuffisant quand plusieurs personnes y touchent, quand les demandes doivent y entrer automatiquement, ou quand il faut des rappels de relance. Le tableur ne rappelle rien à personne ; le CRM, oui.

Tableur (Excel, Google Sheets)CRM simple
Mise en routeImmédiateQuelques réglages au départ
Entrée des demandes FacebookSouvent manuelle, ou par un outil de liaisonAutomatique quand le CRM est connecté
Rappels de relanceAucun, sauf bricolageIntégrés : tâche, date, responsable
Travail à plusieursRisque d’écraser les données de l’autreChacun voit ses demandes et leur historique
Historique des échangesUne colonne « notes » qui débordeUne fiche par personne, datée
Lien avec la publicitéÀ remplir à la mainProvenance enregistrée à l’entrée

Un tableur bien tenu vaut mieux qu’un CRM mal tenu. Mais si vous commencez avec un fichier, construisez-le déjà comme un CRM : une ligne par demande, les mêmes colonnes que celles décrites plus bas, et une colonne « prochaine action » avec une date.

Quelles étapes mettre dans le pipeline de suivi des leads ?

Les étapes d’un pipeline de suivi des leads décrivent le chemin d’une demande, de son arrivée jusqu’à la vente ou au refus. Pour une PME, cinq ou six étapes suffisent au départ : nouvelle, jointe, soumission ou rendez-vous, gagnée, perdue, et au besoin « plus tard ». Chaque étape doit correspondre à un fait vérifiable, pas à une impression.

Exemple pour une entreprise de rénovation de la région de Québec :

  1. Nouvelle : la demande vient d’entrer ; personne ne l’a encore jointe.
  2. Jointe : quelqu’un a parlé à la personne et confirmé le besoin et le territoire.
  3. Visite ou soumission : une visite est prévue ou une soumission a été envoyée.
  4. Gagnée : le contrat est signé.
  5. Perdue : la personne a dit non, ou la séquence de relance est terminée sans réponse.
  6. Plus tard : le projet est réel, mais pour une autre saison ; une date de rappel est notée.

L’étape « Perdue » mérite une raison courte : prix, délai, hors territoire, jamais jointe, a choisi un concurrent. Avec le temps, ces raisons en disent long sur vos publicités et votre offre. Une entreprise de services qui prend des rendez-vous peut remplacer « Visite ou soumission » par « Rendez-vous pris » et ajouter « Client venu ».

Quelles informations noter pour chaque lead dans le CRM ?

Pour chaque lead, notez ce qu’il faut pour le rappeler, le qualifier et relier la vente à sa source : nom, téléphone, courriel, ville, besoin, date d’entrée, provenance précise, responsable, étape, prochaine action avec sa date, et historique des échanges. Tout champ qui ne sert à aucune décision est un champ que l’équipe finira par ne plus remplir.

ChampPourquoi il compte
Nom, téléphone, courrielPour joindre la personne
Ville ou secteurPour vérifier qu’elle est dans votre territoire
Besoin en une phrasePour préparer l’appel sans reposer toutes les questions
Date et heure d’entréePour mesurer le délai de rappel
ProvenanceLa publicité, le formulaire ou la page exacte, pas seulement « Facebook »
ResponsableUne personne, pas « l’équipe »
ÉtapeLà où la demande est rendue
Prochaine action et dateCe qui empêche une demande de dormir
HistoriqueChaque appel, texto ou courriel, daté
Raison de pertePour corriger l’offre ou la publicité

La colonne « Provenance » est celle qu’on néglige le plus, et celle qui coûte le plus cher à oublier : sans elle, impossible de savoir quelle publicité produit des clients et laquelle produit seulement des formulaires remplis.

Comment relier Facebook et le site web au CRM ?

Pour relier Facebook au CRM, Meta permet de connecter un CRM aux formulaires instantanés depuis Meta Business Suite, dans l’outil Formulaires instantanés, onglet de configuration du CRM. Une fois la connexion faite, chaque lead est envoyé automatiquement au CRM dès que le formulaire est rempli. Le formulaire du site web, lui, se relie directement au CRM ou par un outil de liaison.

Quelques points à connaître avant de brancher quoi que ce soit :

  • Qui peut connecter le CRM. Selon Meta, ce sont les administrateurs de la page Facebook qui ont les autorisations d’accès aux leads. Si ces accès ont été personnalisés, il faut aussi donner l’autorisation au CRM, sinon les leads n’y apparaîtront pas.
  • Les CRM reliés par Zapier. Certains CRM se connectent par un outil intermédiaire comme Zapier ; Meta en indique les étapes au moment de la connexion.
  • Le délai de 90 jours. Sans CRM, les leads doivent être téléchargés depuis Meta, et l’information d’un lead expire après 90 jours. Un CRM connecté règle la question.
  • Le retour vers Meta. Un CRM relié à l’API Conversions de Meta peut renvoyer l’étape de chaque demande. Meta demande alors de tenir le statut du lead à jour dans le CRM, pour que la diffusion des publicités apprenne des demandes qui avancent vraiment.

Testez toujours la connexion avec une fausse demande avant de lancer une campagne. Une intégration brisée qu’on découvre après une fin de semaine de publicité, ce sont des demandes perdues. Notre guide sur les leads Facebook qui ne répondent pas explique quoi faire une fois la demande arrivée.

Quelles règles de la Loi 25 et de la Charte de la langue française s’appliquent à un CRM au Québec ?

Un CRM contient des renseignements personnels, donc la Loi 25 s’applique : une personne responsable de la protection des renseignements personnels, des règles de conservation et de destruction, et une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée avant de communiquer ces renseignements à l’extérieur du Québec. La Charte de la langue française demande aussi de rendre les logiciels disponibles en français quand une version française existe.

Les points concrets à vérifier avant de choisir un CRM :

  • Où sont hébergées les données. Selon la Commission d’accès à l’information, une entreprise doit réaliser une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée avant de communiquer des renseignements personnels à l’extérieur du Québec. Un CRM infonuagique hébergé ailleurs peut être visé ; la Commission publie un guide pour faire cette évaluation.
  • Qui y a accès. Donnez à chaque personne l’accès dont elle a besoin, et retirez-le quand quelqu’un quitte l’entreprise.
  • Combien de temps vous gardez les données. La Loi 25 demande une politique qui encadre la conservation et la destruction des renseignements personnels.
  • À quoi servent les coordonnées. Le consentement doit être donné à des fins précises. Une demande de soumission n’autorise pas à inscrire la personne à une infolettre sans le lui demander.
  • La langue de l’outil. Choisissez un CRM offert en français quand il existe une version française, ce qui facilite aussi son adoption par l’équipe.
  • Les incidents. Un incident de confidentialité qui présente un risque de préjudice sérieux doit être déclaré à la Commission et aux personnes concernées, et consigné dans un registre.

Ce résumé ne remplace pas un avis juridique. Notre guide sur la Loi 25 et la publicité Facebook au Québec détaille le volet publicitaire.

Comment implanter un CRM sans que l’équipe l’abandonne ?

Pour qu’une équipe adopte un CRM, il faut qu’il soit plus simple que l’ancienne façon de faire : peu d’étapes, peu de champs, des demandes qui y entrent toutes seules, et une règle connue de tous. L’outil choisi compte moins que la discipline autour. Un CRM qui demande plus d’efforts qu’il n’en épargne finit dans un tiroir.

Les étapes, dans l’ordre :

  1. Partir des demandes réelles. Listez d’où elles arrivent aujourd’hui : Facebook, site web, téléphone, références.
  2. Fixer les étapes et les champs décrits plus haut, pas un de plus au départ.
  3. Brancher les sources automatiques, Facebook et le site web, et tester avec une fausse demande.
  4. Écrire la règle de rappel et la séquence de relance : qui rappelle, dans quel délai, par quel moyen, et quand on arrête.
  5. Nommer un responsable par demande. Le CRM doit dire à chacun ce qu’il a à faire aujourd’hui.
  6. Regarder le tableau chaque semaine, ensemble, quelques minutes : les demandes sans prochaine action, les pertes et leurs raisons, les publicités qui amènent des ventes.

Chez Nordify Marketing, agence marketing à Québec, cette mise en place fait partie du mandat : un CRM est installé et remis à l’entreprise, chaque demande y entre avec sa provenance et son avancement, et un tableau de croissance réunit les demandes, leur provenance et leur avancement sur un seul écran. La relance est définie avec l’équipe, selon sa façon de travailler. Notre page sur la génération de leads montre comment ce suivi s’attache à la publicité Facebook et Instagram, pour qu’aucune demande ne se perde entre deux clients, et la page acquisition de clients la suite, de la demande suivie jusqu’au contrat signé.

Questions fréquentes

Quel est le meilleur CRM pour une PME au Québec ?

Il n’y a pas de meilleur CRM universel. Le bon CRM est celui qui se connecte à vos sources de demandes, qui est offert en français, dont l’hébergement des données est compatible avec vos obligations de la Loi 25, et que votre équipe ouvre tous les jours. Commencez par vos étapes et vos champs, puis choisissez l’outil qui les accueille le plus simplement.

Un CRM gratuit peut-il suffire ?

Oui, pour commencer, si la version gratuite permet de connecter vos formulaires, d’assigner un responsable et de programmer des rappels. Vérifiez aussi où sont hébergées les données et si vous pouvez exporter vos demandes le jour où vous changez d’outil.

À qui appartiennent les données du CRM si une agence l’installe ?

Elles devraient vous appartenir. Avant de signer avec une agence Facebook Ads ou tout autre fournisseur, demandez que le CRM et les comptes publicitaires soient à votre nom, et que vous puissiez exporter vos demandes et leur historique si le mandat se termine. Chez Nordify, le CRM est remis à l’entreprise et les comptes publicitaires sont ouverts à son nom.

Faut-il un CRM si on reçoit peu de demandes ?

Pas forcément un logiciel, mais un suivi, oui. Quelques demandes par mois bien suivies dans un tableur valent mieux qu’un CRM vide. Ce qui compte, c’est qu’aucune demande ne reste sans responsable ni sans prochaine action.

Le CRM peut-il aider les publicités Facebook à trouver de meilleurs leads ?

Oui, s’il est relié à l’API Conversions de Meta et que le statut de chaque demande est tenu à jour. Meta peut alors tenir compte des demandes qui avancent réellement plutôt que des seuls formulaires remplis.

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